La République du Bénin, pas le Dahomey

Précisions

Avant de commencer la rédaction de cet article, il faudrait d’abord préciser quelques points.

D’abord, ceci est un échange avec un ami, à qui la promesse a été faite de mener ce débat public par une prise de parole argumentée. Puisque le débat est public, nous avons décidé de mettre nos idées à la disposition du grand nombre. Alors ne vous sentez pas gêner : prenez la parole vous aussi.

Ensuite, je voudrais préciser que je ne suis ni historien, ni en mesure de prétendre avoir un avis important sur un sujet aussi sérieux que celui dont nous débattons. La seule prétention que j’ai, c’est mon amour infini pour mon pays et c’est cet amour qui me fait parler. On ne pourra donc pas me reprocher d’aimer mon pays. Les sentiments ne sont jamais rationnels.

Enfin, je voudrais être transparent : je suis originaire de la partie septentrionale de notre pays. Cependant, je tacherai de ne pas laisser mon patriotisme régional prendre le pas sur mes arguments. Ayant promis un texte d’idées, ramenez-moi sur le chemin des idées si vous constatez une inclinaison émotionnelle ou régionaliste dans mon raisonnement.

  1. Le cœur de l’affaire

Tout a commencé par une image de capture d’écran suivi d’un commentaire poste sur Facebook.  À cette image, mon ami ajouté le commentaire suivant : « Voici ce que nous vaut cette malédiction de nom qui s’est abattue sur nous, un matin de 1975. Ce nom de faiblesse est préféré à Dahomey, un nom synonyme de Fierté et de Dignité. Bénin a fait son chemin et ses effets. Il faut s’en séparer. #Dahomeyest mieux#. » Interpelé par cette publication, je fis à mon tour un commentaire « L’expression béninoiserie a été forgée par les Béninois eux-mêmes. Ce n’est pas comme à l’accoutumé un regard extérieur qui nous décrit. Dans cette expression se mirent les Béninois comme ils se voient. Personnellement, je considère cette expression comme un appel à un changement de comportement et de paradigme. [nom de l’ami] mon frère, je pense que le nom BÉNIN nous va très bien. » Il s’en suivit une discussion plus ou moins longue dans laquelle chacun campait sur sa position. Alors je fis cette proposition : « [nom de l’ami] au fur et à mesure que je lis, je me rends bien compte que nous devons avoir une discussion plus sérieuse mais pas sur cette plateforme. Et si nous nous écrivions des textes longs et argumentés pour défendre nos positions. Je m’inclinerai, si tes arguments l’emportent. » Mon ami n’y vit aucun inconvénient.

Maintenant que vous savez d’où nous sommes partis, revenons au cœur du problème : faut-il changer le nom de la République du Bénin ? Doit-on appelé notre pays la République du Dahomey ou du Danxomè ?

Je n’irai pas par quatre chemins. Je réponds NON ! Et c’est un NON catégorique. Je m’expliquerai en utilisant des arguments sur les plans : spatial (territorial), temporel (historique) et symbolique (socio-culturel).

  1. Le territoire appelé « Bénin » ne se réduit pas au royaume du Dahomey

Ceux qui défendent l’idée selon laquelle le Bénin devrait s’appeler Dahomey se basent sur une soi-disant onomastique qui donnerait à ce nom une origine authentiquement locale. Cet argument ne tient pas. L’encyclopédie Universalis nous apprend que « Danxomé, ou Dahomey comme l’appelèrent les colons, fut un royaume de l’Ouest africain qui s’épanouit aux XVIIIe et XIXe siècles, dans la région qui correspond aujourd’hui au sud du Bénin. » Cette courte citation livre deux informations importantes : d’abord, ce sont les colons qui ont fait la promotion du nom Dahomey. Ce sont les Français qui ont pris une petite partie du Bénin actuel pour désigner le tout. Où se situe donc l’authenticité, si nous ne sommes même pas ceux qui avons choisi ce nom pour notre pays ? Aussi quand les rois d’Abomey parlaient de Danxomè, il était improbable qu’ils y inclussent le reste des royaumes rivaux à qui ils faisaient une guerre terrible et où ils allaient faire des razzias pour s’approvisionner en esclaves. Ensuite, le royaume du  Danxomè  est limité dans l’espace sud du Bénin actuel. Ce royaume partage l’espace sud avec plusieurs autres royaumes importants. On peut citer Allada et Porto-Novo en exemple. Aussi, du sud au nord du territoire actuel de la République du Bénin, on compte un nombre très important de royaumes. Sur la carte ci-dessous, sont marquées quelques villes capitales éponymes de ces royaumes célèbres.

Savalou, pays Mahi, a été le grenier à esclaves du royaume prédateur d’Abomey. Et c’est à raison qu’on lit sur le site de la présidence de la République : « Savalou, ce furent des années de résistance et de rivalités avec le royaume du Danxomè. » Alors je voudrais qu’on m’explique comme le peuple Mahi pourrait se dissoudre dans l’identité d’un nom qui évoque les souffrances de leurs ancêtres ? L’UNESCO résume la tragédie en ces lignes : « En 1716, désireux de se lancer seul dans le commerce international et fort de son organisation politique et militaire centralisée, le Royaume du Dahomey se rebelle contre le puissant Royaume d’Allada, qui contrôle la côte et monopolise le commerce des esclaves avec les Européens. Le Dahomey attaque et conquiert Allada en 1724, puis Savi (Xweda), vassal d’Allada, en 1727 ; il prend ainsi le contrôle de la principale route commerciale menant à la côte, érige la traite des esclaves en monopole royal et renforce son Etat centralisé à Abomey, la capitale du Royaume.[1] » On pourrait laisser cette citation sans seul commentaire. Mais elle donne l’impression que la traite négrière a été le fait des rois noirs. A la décharge des rois du Dahomey, il faut remarquer que l’esclavage a commencé au 15eme avec des razzias européennes sur des populations africaines. Ce qui se passe trois siècles plus tard découle des razzias ultérieures. Ils ont appris des Européens que la vente de leurs frères et sœurs noirs était la seule option commerciale. Dans certains pays africains, nos politiciens continuent encore de tendre l’oreille aux Occidentaux. Comme si nous n’avions rien appris de l’histoire. Ceci est un autre débat. Revenons à notre palabre.

  1. Des royaumes plus anciens et plus vaste

Dans les traditions actuelles en République du Bénin, l’ancien est le phare qui illumine les plus jeunes. Dans cette logique, le royaume le plus ancien ayant existé devrait se targuer de donner son nom à tout le territoire.

Le territoire actuel de la République du Bénin est le lieu où ont cohabité et cohabitent encore plusieurs royaumes (je l’ai déjà plus haut). Sur le site de la présidence de la République du Bénin, on peut lire : « Aux origines, la terre de l’actuel Bénin était occupée par plusieurs royaumes. Les plus en vue s’appelaient Danhomé (Abomey), Xogbonou (Porto-Novo), Allada, Nikki, Kouandé, Kandi… . »

Selon l’UNESCO, « De 1625 à 1900, douze rois se succédèrent à la tête du puissant royaume d’Abomey[2].» Mais Nikki, le plus emblématique royaume de la partie septentrionale du Bénin, se fonde deux cents ans plutôt. Le site de la présidence de la république vous renseigne que « Près de 40 souverains se sont succédé sur le trône de Nikki depuis 1400 et aujourd’hui, quatre dynasties y accèdent à tour de rôle. Il s’agit des dynasties Mako Gbaasi, Séssi. » Si l’on accorde foi à cette information, le royaume de Nikki serait plus vieux que celui d’Abomey de plus de deux siècles.  Le droit d’aînesse accorderait donc une place de choix dans la course à l’héritage.

Ensuite, il est aussi important de rappeler que le royaume de Nikki, tous comme plusieurs autres royaumes qui peuplent le Bénin, a lutté contre la pénétration française et l’impérialisme occidental. Autant je suis fier de la lutte héroïque de nos ancêtres « amazones » sous le commandement du très vénéré et héroïque Béhanzin, autant je m’incline face à la bravoure et au sacrifice de tous les résistants à la déshumanisation occidentale.

  1. Royaume de Bénin et son rayonnement

Les origines du nom Bénin se perdraient dans le temps et dans les sens. Et pour ces raisons, le nom Bénin ne relierait à rien de glorieux se rattachant au territoire qui porte ce nom. Aussi, le Dahomey, contrairement à Bénin, serait lié aux hauts faits de la résistance du peuple noir contre l’impérialisme occidental, français en particulier.

Ces arguments sont soit le fruit de l’inculture dangereuse, soit le fruit de la mauvaise foi, soit le fruit des deux à la fois. Le royaume du Dahomey a certes connu des heures de gloire dans l’histoire de la lutte des peuples africains contre l’invasion coloniale. Le sang versé par les braves amazones sous la direction de notre héros national Béhanzin en la preuve incontestable. Cependant, ce royaume doit sa prospérité à une politique sanguinaire. La journaliste française Nathalie LAMOUREUX, dans un article écrit « Ils sont douze. Douze salopards impitoyables aux pouvoirs illimités. Ils pratiquent la traite négrière, le culte du sang et se préoccupent uniquement d’entretenir la cour et de faire la guerre. Ils disposent de la vie et des biens de leurs sujets. Ils héritent des morts. Et quand il n’y a plus d’argent dans les caisses pour assurer leur train de vie, les hommes du roi dépouillent les maisons riches et les marchands dans les rues. Toute tentative de résistance est considérée comme un crime. Personne ne la ramène. Presque tout le monde est pauvre.[3] ». Tout en ne commentant pas le registre plutôt vulgaire de cette citation et la légitimité d’une française à parler de nos rois, on peut reconnaître qu’elle n’a pas tort sur le fond. Le royaume du Dahomey a servi de bras armé aux négriers européens. Les faits historiques le démontrent amplement. Malheureusement, ces faits ne peuvent en aucun cas hisser le Dahomey à la cheville du Bénin. Trois arguments illustrent cet avis : l’ancienneté, le développement socio-culturel et l’héritage panafricain.

D’abord sur l’ancienneté. Le site de National Geographic nous apprend que « The historical kingdom of Benin was established in the forested region of West Africa in the 1200s C.E. According to history, the Edo people of southern Nigeria founded Benin. They no longer wanted to be ruled by their kings, known as the ogisos. They asked a prince from Ife, an important West African kingdom, to take control. The first oba, or king, in Benin was Eweka. He was the son of the prince from Ife.[4] » Il faut à ce niveau préciser que la date de 1200 est approximative. Contrairement aux jeunes royaumes comme celui d’Abomey dont on connait presqu’avec exactitude les balbutiements, on connait très peu les débuts de Bénin et d’autres royaumes anciens de l’Afrique de l’Ouest. Cependant, même en l’an 1200, les ancêtres des fondateurs du royaumes d’Abomey n’avaient pas encore quitté leur berceau de Tado. Les limites du royaume du Bénin engloutissaient une grande partie des terres béninoises actuelles. La preuve est la présence des populations, des familles, des langues, des coutumes identiques en République du Bénin et en République fédérale du Nigéria.

Cela nous conduit au deuxième point : le développement socio-culturel. La puissance du royaume du Bénin se lit dans son rayonnement culturel. Le yoruba est aujourd’hui encore la langue du culte religieux vodou.  Les princes d’Abomey (Fon) tout en combattant les rois yorubas (Oyo par exemple) acceptent que leurs prêtres vodou en utilisent la langue et la spiritualité. En plus, les œuvres des artistes du royaumes du Bénin ont atteints la perfection. Alors les bronzes du Bénin sont le témoignage d’une avancée technologique remarquable. Tant et si bien que les savants racistes occidentaux ont pendant longtemps attribué ces œuvres à des peuples étranges et étrangers au continent africain.

Enfin parlons de l’héritage panafricain. Le royaume du Danxomè bénéficie d’une célébrité morbide, car c’est à cause du rôle macabre joué dans la traite négrière pour le compte des pays occidentaux que le Dahomey apparait dans les traités, les livres et l’histoire écrite des occidentaux. Aussi, la résistance héroïque du roi Béhanzin et la bravoure des « amazones » ont laissé des traces indéniables. La résistance du roi Béhanzin est certes une source de fierté nationale. Cependant la trahison, par ses propres frères, dont le roi Béhanzin a été la victime témoigne de l’esprit profond du royaume du Danhômè. Selon une certaine opinion, le roi Adandozan, ayant refusé l’esclavage des peuples noirs, a été littéralement supprimé de la mémoire collective du royaume de Danxomè. L’héritage panafricain du royaume du Danxomè est cet égard inexistant. Qu’y a-t-il de panafricain à vendre ses propres frères ?  À y voir de près, ce royaume a laissé plus de plaies béantes dans la sous-région ouest-africaine que des bases d’une cohésion africaine. Nous avons vu plus haute le cas du peuple Mahi.

Parallèlement, le royaume du Bénin est une source de fierté et de construction panafricaines. Illustrons en deux points. D’abord, la légende raconte que peuple Edo a fait venir un prince yoruba pour être son roi. C’est un symbole très important d’intégration régionale. Cette symbolique est aujourd’hui encore d’une acuité sans pareille. Les tergiversations des politiques d’intégrations actuelles trouveraient une solution si nous revisitions ce mythe fondateur du royaume du Bénin. Le régionalisme prendra fin.

Ensuite, les vestiges du royaume du Bénin sont multiples. Premièrement, la muraille la plus longue du monde. Selon le journal anglais The Guardian, « The Guinness Book of Records (1974 edition) described the walls of Benin City and its surrounding kingdom as the world’s largest earthworks carried out prior to the mechanical era. According to estimates by the New Scientist’s Fred Pearce, Benin City’s walls were at one point “four times longer than the Great Wall of China, and consumed a hundred times more material than the Great Pyramid of Cheops[5] ». Cette citation passe de tout commentaire. Deuxièmement, la technologie architecturale. Le même article du The Guardian, on apprend : « Benin City’s planning and design was done according to careful rules of symmetry, proportionality and repetition now known as fractal design. The mathematician Ron Eglash, author of African Fractals – which examines the patterns underpinning architecture, art and design in many parts of Africa – notes that the city and its surrounding villages were purposely laid out to form perfect fractals, with similar shapes repeated in the rooms of each house, and the house itself, and the clusters of houses in the village in mathematically predictable patterns.[6] » Alors que la science moderne découvre actuellement les mathématiques fractales, nos ancêtres du royaume du Bénin en utilisaient dans la planification urbaine. L’article relève un point important : « When Europeans first came to Africa, they considered the architecture very disorganised and thus primitive. It never occurred to them that the Africans might have been using a form of mathematics that they hadn’t even discovered yet. ». Pour un peuple qui a subi ce que nous avons subi (l’initiative morbide de l’Occident), apprendre que ce même Occident ignorait une science dont nos ancêtres faisaient usage à profusion est une source d’éveil des consciences. C’est un boulevard pour la renaissance africaine. Les témoignages des explorateurs et commerçants occidentaux sur le royaume du Bénin parlent tous d’une haute culture.

Le précoce travail du bronze, la finesse des sculptures en ivoires, l’architecture cachent très mal un savoir-faire extraordinaire.

Conclusion

Le débat sur actuel sur le nom de notre pays ressemble fort à un cache-sexe politique. Les exploits du gouvernement actuel semblent être la raison de ce « non-sujet » dangereux. On dirait que certains acteurs du régime actuel au Bénin, acculés par les contestations politiques usent de diversion pour ne pas affronter les vraies questions. La géographie de la République du Bénin expliquerait bien cette hypothèse. Le royaume du Danxomè était/est situé au sud du Bénin. Ce fut un royaume fon. Les institutions du Bénin sont situées au sud. S’il y a un peuple susceptible de remettre en question le gouvernement actuel, c’est bien le peuple du sud. Or, vue la constellation politique béninoise, où l’on vote pour un fils, une fille, un frère, une sœur, un parent plutôt que pour une personne compétente, la fibre ethnique est la meilleure arme, le meilleur anesthésiant pour endormir le peuple. Avec cette pierre, des politiciens démagogues s’assurent le soutien d’une partie importante du peuple. Du même coup, ils divisent le peuple béninois pour mieux l’exploiter.

Le point positif à ce débat est la question de l’identité nationale. Qu’est-ce qui fait de nous les Béninoises et les Béninois ? Avons-nous en tant que citoyens béninois tous les mêmes droits ? Pourquoi la grande partie des Béninois vivent dans des conditions du Moyen-Âge européen, alors qu’une petite minorité végète dans l’opulence, l’abondance, le luxe ? Pourquoi ? C’est là à notre humble avis le débat qu’il faut mener.

Il y a mille exemples qui prouvent que ceux qui ont choisi le nom « République du Bénin » l’on fait en connaissance de cause. C’étaient des patriotes, des personnes qui plaçaient le pays avant leurs propres intérêts. Le nom « République Bénin » nous va très bien.

Auteur : Akéouli Baoum

 

[1] UNESCO, https://fr.unesco.org/womeninafrica/les-femmes-soldats-du-dahomey/pedagogical-unit/1

[2] UNESCO, https://whc.unesco.org/fr/list/323/?TSPD_101_R0=080713870fab200049821bff981b420bd052316f5c74c9d506c7e47a94003ca5ea1269107d315d1f0815f768981430003290773520a953dde7679d07b2bac67c993773c45b14bbbe34485c99dc2c368e918210c8075db2c9aa29c5944b34ae95

[3] Le Point, https://www.lepoint.fr/culture/le-fabuleux-destin-des-sanguinaires-d-abomey-12-08-2013-1713516_3.php

[4] National Geographic, https://www.nationalgeographic.org/encyclopedia/kingdom-benin/  Traduction : « Le royaume historique du Bénin a été établi dans la région forestière de l’Afrique occidentale dans les années 1200 de l’ère chrétienne. Selon l’histoire, le peuple Edo du sud du Nigeria a fondé le Bénin. Ils ne voulaient plus être gouvernés par leurs rois, connus sous le nom d’ogisos. Ils ont demandé à un prince d’Ife, un important royaume d’Afrique occidentale, de prendre le contrôle. Le premier oba, ou roi, du Bénin était Eweka. Il était le fils du prince d’Ife. »

[5] The Guardian, https://www.theguardian.com/cities/2016/mar/18/story-of-cities-5-benin-city-edo-nigeria-mighty-medieval-capital-lost-without-trace , Traduction : « Le Livre Guinness des records (édition 1974) a décrit les murs de Benin City et de son royaume environnant comme les plus grands travaux de terrassement du monde réalisés avant l’ère mécanique. Selon les estimations de Fred Pearce, du New Scientist, les murs de Benin City étaient à un moment donné « quatre fois plus longs que la Grande Muraille de Chine, et consommaient cent fois plus de matériaux que la Grande Pyramide de Khéops. »

 

 

[6] Traduction: La planification et la conception de Benin City ont été réalisées selon des règles minutieuses de symétrie, de proportionnalité et de répétition désormais connues sous le nom de conception fractale. Le mathématicien Ron Eglash, auteur de African Fractals – qui examine les modèles qui sous-tendent l’architecture, l’art et le design dans de nombreuses régions d’Afrique – note que la ville et les villages environnants ont été délibérément disposés de manière à former des fractales parfaites, avec des formes similaires répétées dans les pièces de chaque maison, dans la maison elle-même et dans les groupes de maisons du village selon des modèles mathématiquement prévisibles. »

Dahomey ou Bénin

 

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