Le fils de la paysanne

Patrice Talon : Dictateur ou ploutocrate despotique ?

Source: talontalata.bj

Le Bénin connait en ce moment une crise très profonde et inhabituelle pour ce pays d’Afrique de l’ouest. Depuis 2016, les événements se succèdent avec une constante : la fragilité de la paix sociale. Pour la première fois depuis les indépendances, l’on a assisté à un début de guerre civile (Ceci est un euphémisme compte tenu des morts et des dégâts imputables à la succession de crises.)  Patrice Talon est sur toutes les langues. Pour certains, c’est un démocrate dur. Pour d’autres, il est un dictateur. Pour d’autres encore, Talon est un criminel mafieux. Puisque chaque mot a un sens, nous allons ici essayer de circonscrire les concepts liés à ces mots.

  • Talon : un démocrate dur ?

Les laudateurs, les flatteurs, les « beaux-parleurs », les griots du président Talon soutiennent la thèse qu’il serait un démocrate pur et dur. Et les arguments ne manquent pas pour soutenir cette thèse. D’abord, en 2016, le président Talon a été élu par 65% des électeurs béninois dans compétition ouverte. Est-ce que le fait d’être élu octroi au président le titre ad vitam æternam de démocrate ? Qu’est-ce qu’un démocrate ? Le Larousse en ligne nous apprend qu’un démocrate est un « Qui est partisan de la démocratie, des idées démocratiques, qui est politiquement et socialement du côté du peuple. [1]» Deux informations peuvent être extraites de cette définition. 1. Un démocrate est du côté du peuple. 2. Un démocrate respecte les principes de la démocratie. Il faut donc se poser la question de savoir ce qu’il faut retenir de ces deux informations. Être du côté du peuple ne signifierait-il pas être à l’écoute des besoins et des opinions de ce dernier ? Talon est-il à l’écoute du peuple béninois ? On est tenté de répondre par la négation à cette interrogation. La loi dite « sur le numérique » porte le fer au « museau » au peuple. Et ceux qui ont osé se prononcer sur le seul espace de liberté que constituent les réseaux sociaux ont subi la terreur da la loi. Celui qui veut écouter son peuple ne lui met pas de muselière. La deuxième information a trait à la démocratie. Qu’est-ce que la démocratie ? La démocratie est, nous dit le Larousse, un/e « Système politique, forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple[2] ». On peut alors se demander ce qu’est la souveraineté ? Le même dictionnaire nous fournit la réponse. Larousse nous dit que la souveraineté est le « Pouvoir qui l’emporte sur les autres ». En d’autres termes la démocratie est un système politique dans lequel le pouvoir du peuple l’emporte sur celui du parlement et sur celui du gouvernement et son chef. Malheureusement les évènements de 2019, qui ont été caractérisés par l’exclusion du peuple des élections législatives, la révision de la constitution sans participation populaire et avec un parlement monocolore, illustrent du dépouillement dont le peuple est la victime. Le pouvoir, aux mains d’une petite poignée, a violemment écrasé le peuple dont il devrait être l’émanation. La poignée d’homme et de femme étant dirigée par M. Talon, et cette poignée ayant piétiner le principe sacré de la démocratie, comment peut-on parler de M. Talon comme d’un démocrate ? Un doute très épais subsiste. La vie politique béninoise renforce chaque jour ce constat.  Le président Talon n’est pas un démocrate. Mais peut-on pour autant l’appeler « dictateur » ?

 

  • Talon, un dictateur ?

Selon le bord politique dont on se revendique au Bénin, le président Talon se voit attribuer des titres divers. Celui de « dictateur » est revenu sans cesse dans les envolées lyriques de l’opposition. Talon est-il un dictateur ? Qu’est-ce qu’un dictateur ? Revenons à Larousse. Selon la version numérique de ce dictionnaire, un dictateur est une « Personne qui, à la tête d’un État, détient tous les pouvoirs, les exerçant sans contrôle et de façon autoritaire ; autocrate. » Le président Talon détient-il « tous les pouvoirs » au Bénin ? Pour répondre à cette question, il faudrait d’abord s’assurer de la précision des pouvoirs dont il est fait mention ici. Toute démocratie moderne suppose la séparation des pouvoirs suivants : législatif, exécutif, judiciaire. Comme les trois pierres du foyer traditionnel, ces trois pouvoirs ne sont utiles que séparés ! Le pouvoir législatif est l’organe constitutionnel chargé de faire la loi. Au Bénin, c’est le parlement ou l’Assemblée nationale (pour parler comme un Béninois). Le pouvoir exécutif, comme son nom l’indique exécute les lois (votées au parlement) ou des décisions de justice prises par le pouvoir judiciaire. Le président de la république (M.Talon en l’occurrence) et son gouvernement ayant reçu mandat du peuple exécutent leurs tâches dans le stricte cadre et/ou  le respect des limites territoriales du pouvoir législatif et du pouvoir judiciaure. Penchons-nous surt ce dernier. Qu’est-ce donc que le pouvoir judiciaire ?  Le pouvoir judiciaire est l’organe ayant la « capacité de rendre la justice ; organes exerçant la fonction judiciaire. » Mais Larousse précise entre parenthèses que « Dans la théorie de la séparation des pouvoirs, le pouvoir judiciaire s’oppose au pouvoir législatif et au pouvoir exécutif. » Cela signifie que dans l’hypothèse où le parti au pouvoir contrôle le parlement, la justice reste indépendante. L’autre hypothèse est aussi possible :le parti au pouvoir en cas de cohabitation (le parlement est majoritairement contrôlé par l’opposition et le président est contraint à nommer les membres de l’opposition dans son gouvernement), l’exécutif peut pouvoir compter sur l’impartialité de l’organe judiciaire (au Bénin la cour constitutionnelle) pour dire le droit quand l’assemblée vote des lois qui bloqueraient l’exécutif dans ses tâches régaliennes.

Maintenant que les concepts ont été rappelés, retournons à notre question initiale ? Talon est-il un dictateur ? Concentre-t-il tous les pouvoirs ? Jetons un œil sur les faits. Depuis fin 2019, la République du Bénin dispose d’une nouvelle constitution. « La constitution d’Halloween » ou « de la Toussaint » a été adoptée « par l’Assemblée nationale la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2019[3]». Au des sobriquets peu flatteurs dont l’opposition affuble la nouvelle constitution béninoise, c’est son article 56 nouveau qui nous est utile à ce stade de notre développement. On peut lire :

  • « Article 56 nouveau : Le président de la République nomme trois (03) des sept (07) membres de la Cour constitutionnelle.
  • Après avis du président de l’Assemblée nationale, il nomme en Conseil des ministres : le président de la Cour suprême, le président de la Cour des comptes, le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication.
  • Il nomme également en Conseil des ministres : les membres de la Cour suprême ; les membres de la Cour des comptes ; les ambassadeurs, les envoyés extraordinaires, les magistrats, les Officiers généraux et supérieurs ; les hauts fonctionnaires dont la liste est fixée par une loi organique. »   

On pourrait laisser sans commentaire cet article, que la réponse question serait affirmative. Mais pour être honnête envers le président, zoomons un peu plus. Le nouvel article 56 donne les clés du pouvoir judiciaire au président de la république. On use d’un euphémisme « membre » de ceci et de cela. Pourtant, « membres de la Cour constitutionnelle » et« membres de la Cour suprême » signifie « juges » de ces institutions vitales à l’efficacité du pouvoir judiciaire. L’intrusion du président dans ces institutions leur dépouille de toute crédibilité. Comment peut-on croire à l’impartialité et à la capacité des juges nommés pour dire le droit ? Depuis 2016, on assiste à une crise institutionnelle. Tenez, à la tête de la cour constitutionnelle siège un ami et avocat personnel du président Talon. Le président nomme également le président de la Cour des comptes et les autres membres, le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. Par ces nominations, le président s’assure une gestion opaque des finances nationales et un contrôle strict du contenu des médias. Les médias étant le quatrième pouvoir, leur contrôle donne un avantage considérable dans le contrôle de l’opinion. Tout média dont la ligne éditoriale empêche le président de dormir subit soit un redressement fiscal ou est fermé sur décision de la HAAC (Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication). Deux médias emblématiques ont subi ce sort : Soleil fm[4] et La Nouvelle Tribune[5]. Le premier une radio, le second un journal papier sont interdits de mener leurs activités officiellement pour des raisons administratives. Mais pour qui suit l’actualité politique béninoise, il est aisé de comprendre que c’est l’incapacité pour le pouvoir Talon d’avoir ces médias dans son escarcelle qui justifient les tracasseries et chicaneries dont ils sont les victimes.  Alors M. Talon est un dictateur ? La réponse est oui. C’est un tyran décomplexé. C’est, pour emprunter les mots du Larousse en ligne, une « Personne autoritaire qui impose son point de vue et sa manière de vivre aux autres ; tyran, despote. » Les fait d’armes du président béninois parle pour lui : déguerpissements forcés des vendeuses et vendeurs des abords des rues des grandes villes, les tueries issues des l’élection législative de 2019, l’emprisonnement des opposants et opposantes. La dernière à avoir subi l’absolutisme du « Néron africain », c’est Madame Reckya Madougou[6].

Le monde a connu des despotes, des dictateurs cruels et sans scrupules. Mais chaque despote avait ses motifs. Ils n’ont pas tous la même motivation, le même but. Qu’est-ce qui fait courir le despote Talon ?

 

  • Talon, plutocrate despotique 

Nous espérons avoir démontré que Patrice Talon est un tyran selon la définition dénotée du terme. Mais essayons de voir ce qui motive son despotisme ? Est-ce de l’idéologie ? Ou plutôt l’avidité pécuniaire ? Comme il est clairement indiqué dans le titre de ce chapitre, la deuxième option est la motivation première du président Talon. S’il y a idéologie, celle-ci joue le rôle de cache-sexe, de déguisement carnavalesque pour tromper le monde extérieur. Le peuple béninois dans sa majorité se moque royalement de l’idéologie politique au sommet de l’État. Ce que le peuple veut, c’est que son gouvernement subvienne à ses besoins fondamentaux :se soigner, s’éduquer, se nourrir, se loger, se vêtir, se sentir en sécurité et en paix. Si c’est une idéologie politique martienne, jupitérienne ou venant d’une autre galaxie qui assure ces besoins, le peuple est calme. Mais pour l’extérieur, les standards idéologiques comptent. Ainsi le président Talon s’exporte comme un libéral économique. Nous l’avons plus haut, ce n’est qu’un masque ! L’économie béninoise est-elle libérale sous Talon ? Qu’est-ce donc qu’une économie libérale ? L’université de Sherbrooke nous livre une définition qui ne souffre d’aucune ambiguïté. Selon elle, l’économie libérale est un « Système économique dans lequel les agents économiques (entreprises, individus) ont la liberté de vendre et d’acheter des biens, des services et des capitaux. Une économie de marché s’oppose à une économie planifiée dans laquelle toutes les grandes décisions sont prises par l’État. » On aurait pu s’attendre à ce que l’homme d’affaires Patrice Talon une fois élu président libéralise pour tout le monde. Mais entre la doctrine dont il se réclame à l’internationale et la réalité économique du depuis 2016, c’est comme la nuit et le jour. Le Bénin est une nation dont l’économie repose essentiellement sur l’agriculture et les services. Selon la Banque Africaine de Développement, « La structure de l’économie est restée quasiment stable depuis 2000 (le secteur primaire comptant pour 26,4 % du PIB ; le secteur tertiaire étant prépondérant avec 49,2 % ; et le secteur secondaire restant peu développé, avec 16,4 %). » Au Bénin, le secteur primaire est dominé par la production cotonnière. Le secteur du coton est sous le monopôle d’une seule personne : M. Talon (Sodeco). Le secteur tertiaire est caractérisé par les services liés au port autonome de Cotonou et au transit des marchandises par les frontières aériennes et terrestre du Bénin. Là encore, une personne tient le monopôle : M. Talon (Benin Control SA et ATRAL[7]). Les activités du secteur secondaires sont aussi liées au secteur primaire. Les usines de la famille Talon égrènent le coton béninois ou fabrique de l’huile végétaux à base de la graine de coton et autres produits dérivés. Sur son site internet, la SOCIÉTÉ DES HUILERIES DU BÉNIN en abrégé SHB annonce non sans une once de fierté « Pure huile végétale obtenue de la graine de coton, Vitalor est sans cholestérol, riche en acide linoléique (omega-6), en vitamine E (antioxydant naturel) et enrichie à la vitamine A. De couleur dorée et à la saveur agréable, Vitalor est nourrissante et digeste[8]. » Si on peut se réjouir que les sociétés de M. Talon participent à construction d’une industrialisation certes encore faible du Bénin, on est en droit s’inquiéter du monopôle qu’elles exercent. La production de richesse est concentrée presque exclusivement entre les mains d’une seule famille.

En théorie, cet état de fait a un nom : la ploutocratie. Selon le Larousse en ligne, la ploutocratie est un « Système dans lequel le pouvoir politique est dévolu aux détenteurs de la richesse. » Au Bénin, l’arrivée de M. Talon au pouvoir et sa gestion des affaires de l’État laisse clairement entrevoir des relents de ploutocratie. Les raisons ont été évoquées plus haut. Les leviers politiques sont ainsi utilisés pour écarter toute concurrence possible. L’homme d’affaire et industriel béninois Sébastien Ajavon en fait les frais. Lui aussi richissime Béninois, il a été contraint à l’exile pour permettre une assise confortable de la seule personne désormais qui détient la richesse nationale. La conséquence de ce système est fatale pour la population : la mobilité sociale stagne ; la corruption et le népotisme sont la règle. Si la corruption est un terme familier de par son utilisation inflationnaire, le népotisme l’est moins. Le Robert en ligne définit ce terme comme étant un « Abus qu’une personne en place fait de son influence en faveur de sa famille, de ses amis[9] » La république du Bénin vit à l’ère du népotisme. Une politique d’État bien planifiée avec un but ultime : la consolidation d’une ploutocratie despotique.

 

  • Les conséquences désastreuses

Le président Talon est au moment où ces lignes sont écrites en train de battre campagne pour se faire réélire à la tête de la république du Bénin. Le slogan de campagne du président est une énigme : « Le Développement, ça y est[10]» A supposer qu’il y a eu développement ces cinq dernières années au Bénin, mais de quel développement parle-t-on ?

Le président a retiré le droit de grève aux fonctionnaires : il est donc difficile sans études statistiques de mesurer la satisfaction des « besoins vitaux des travailleurs ». Qu’ils soient satisfaits ou non, les travailleurs béninois n’ont aucun outil leur permettant de l’exprimer. Et pour le monde extérieur, puis qu’il n’y a pas de fumée, c’est qu’il n’y a pas feu.

De même aujourd’hui encore, les paysans, principaux producteurs de la richesse dont le président est le bénéficiaire exclusif (le coton), n’ont pas vu leurs conditions de vie et de travail s’améliorées. La grande partie, comme il y a un siècle, utilise encore des outils archaïques. A peine les paysans arrivent-ils à se soigner, à se nourrir convenablement, à se loger et à envoyer leurs enfants à l’école.

Les entreprises privées du président et de ses proches se réserveraient la part du lion des marchés publics. À un tel point que le président s’est vu obligé de prendre un décret pour y mettre un fin « définitive ». Selon le site chinois China.org.cn, on peut lire dans le décret présidentiel : « Il m’est revenu de manière insistante, que des marchés sont conclus par mode de gré à gré au sein de certains ministères ainsi que d’organismes qui leur sont rattachés, et soumis à l’approbation de vos services[11]. » Dans le même décret, le site révèle un autre morceau du message : « Je vous demande instamment de vouloir bien prendre des mesures urgentes à l’effet de ne plus donner suite à ce genre de marché sans l’autorisation du conseil des ministres.» Dans un pays normal, ce n’est pas par un décret présidentiel que l’on arrête un acte criminel. Le gré à gré pourrait être un terreau fertile à la corruption. Dans une ploutocratie, peut corrompre celui qui a le pouvoir et les moyens financier. Au Bénin, un camp réunit les conditions : celui du président Talon.

A y voir de près, le système instauré par le président Talon ressemble comme deux gouttes d’eau au système colonial. A l’époque seul le colon était celui qui disposait du pouvoir politique et du pouvoir financier. Il était celui qui décidait de la répartition des richesses. Si à l’époques les richesses étaient irriguées vers l’Europe par les colons blancs, aujourd’hui dans le cas du Bénin, les richesses subissent le même sort avec une différence de taille : le clan du président est la destination de la grande partie des richesses. Par conséquent, comme hier, le développement humain s’en trouve ralenti ou anéanti.

Les victimes sont, comme sous la colonisation, la grande masse des paysans. Comme souligné plus haut, leurs conditions exécrables de vie font d’eux des esclaves sur leurs propres terres. Et comme hier, une petite minorité vit dans une opulence insolente.

En conclusion à ce jeu de pensées, il faut faire remarquer que tout porte à croire que M. Talon veut de façon durable instaurer une ploutocratie despotique. Pour y arriver, il est en train de créer une oligarchie pérenne. Il croit que c’est seul moyen pour lui de protéger ses intérêts. La démocratie pour le président Talon serait une menace pour son projet. C’est la lecture qu’il faudrait froidement faire.

Quand les analystes politiques s’émeuvent du recule démocratique au Bénin où qu’ils se félicitent des « réformes politiques courageuses du régime Talon », les uns comme les autres refusent de faire le lien avec les intérêts privés de M. Talon. Pourtant, c’est ce que nous avons essayé de faire dans cette balade des mots. On peut observer dans plusieurs autres pays que les crises naissent quand les intérêts privés d’un groupe prennent le pas sur l’intérêt général.

Source: talontalata.bj

Aujourd’hui, si le président Talon gagne l’élection présidentielle et qu’il garde le même cap que lui pris depuis 2016, la pauvreté va s’accentuer, les inégalités déjà terribles vont se creuser et le pays risquera une implosion sociale. Mais le président pourrait changer de cap et libéraliser l’économie pour toutes les Béninoises et pour tous les Béninois. Il pourrait décider de moderniser l’agriculture et permettre aux paysans d’avoir plus de revenus et ainsi améliorer leurs conditions de vie. M. Talon pourrait aussi réformer pour l’avenir : des réformes qui protègent les intérêts de tout le monde, y compris ceux du président lui-même. Il pourrait démocratiser le pays et renforcer l’État de droit pour la même raison que celle énoncée dans la phrase précédente. Et au lieu de penser que la démocratie est un luxe ou l’ennemi de ses affaires dont il faut passer, il comprendra qu’elle est plutôt le rempart qui protège au mieux ses affaires personnelles et les intérêts du peuple.

Auteur: Akéouli Baoum, Le fils de la paysanne

  • Notes

[1] Larousse, https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/démocrate/23426

[2] Larousse, https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/démocratie/23429

[3] Le Matinal, http://actubenin.com/loi-n2019-40-du-07-novembre-2019-texte-integral-de-la-constitution-promulguee

[4] https://www.soleilfmbenin.com/popup-player/

[5] https://lanouvelletribune.info/2008/09/qui-sommes-nous/

[6] https://reckyamadougou.com

[7] Benin Control SA,  https://www.benincontrol.com

ATRAL, https://atralbenin.com/propos.html

[8] UHB, http://www.shb-benin.com/huile.html

[9] Le Robert, https://dictionnaire.lerobert.com/definition/nepotisme

[10] TalonTalata,  https://talontalata.bj/programme/

[11] China.org.cn, http://french.china.org.cn/foreign/txt/2017-08/10/content_41381510.htm

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