Le fils de la paysanne

L’éphéméride de mes âmes lyriques 

Essence de l’existence, sel qui donne goût à la vie,

Donne goût aux choses, aux sourires de l’éternelle envie,

Tout au long des siècles, des interminables millénaires

Ouverts de bonté ont été tes bras, aïe adorable téméraire.

Kama, te rappelles-tu ces terribles, sombres rencontres ?

Les bras ouverts, les portes ouvertes, tu lassas entrer l’étranger 

Le chien toussa fort, aboya fort, mais pas pour te déranger 

A minuit, le coq pleura pour sortir le fauve de son antre.

Au zénith, à l’étranger au sourire rouge vif, le coq fut tué. 

Kama, en récompense, ton hôte d’un coup brutal de canon 

Inaugura la funeste saison des mains coupées, poitrines trouées

Kama, quelle rencontres, quel amère tronçon !

Au nadir, la rencontre te prit le coeur et l’âme 

Tes enfants, sous les bottes de l’étranger coulent encore

De leurs corps animalisés, torturés, violentés, des torrents de larmes

Sous une musique à l’instrument inconnu et aux sombres accords.

De ces rencontres qui nourrissent les espoirs

Qui célèbrent les derniers soubresauts du désespoir 

Je chanterai, ô Kama, les somptueuses panégyriques. 

Ma belle, voici l’éphéméride de mes âmes lyriques.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer