Le fils de la paysanne

Ode à l’ignorance

Qu’il est beau, bon, doux d’ignorer

Ignorance, ô belle inconnue

me voilà à tes pieds tout nu

les vagues de la connaissance ont tout détruit

les voiles de mon esprit prennent des ris

Qu’il est beau, bon, doux d’ignorer

Ignorance, ô belle impromptue

Kassaa! Que ton absence me tue

avec toi, les nuages étaient sans cesse gris

les voilà tout à coup aigris

Qu’il est beau, bon, doux d’ignorer

ignorance, ô belle tortionnaire

sans toi, je connais des nuits de tonnerre

reviens, reviens vite, vite reviens-moi

pour qu’enfin mon âme renoue avec un moment coi

Qu’il est beau, bon, doux d’ignorer

Ignorance, ô belle bénédiction

enfin, tu as toute mon attention

mon esprit a voulu ta rivale

Kassaa ! Quel naevus fatal !

Qu’il est beau, bon, doux d’ignorer

Ignorance, ô douce amie

dans mes bras avides de douceur, je te reprend

ma force, je la tiens de ton regard ardent

ce que je sais me tourmente

ce que j’ignore m’enchante

Qu’il est beau, bon, doux d‘ignorer

Ignorance, ô noble déesse de la quiétude

rouvre-moi les portes de la béatitude

obstrue mes sens, habille-moi de joie

je reconnais qu’il n’y de déesse que toi

Qu’il est beau, bon, doux d‘ignorer

Ignorance, ô fabuleux ange

je t’avoue ma repentance

connaître, savoir, que du leur !

ôte de mon coeur cette douleur

oui, je veux tout, tout ignorer !

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